Mais le gamin se fiche éperdument qu’on le traite de morveux de malheur, de veau chiasseux, ce ne sont là que des mots dénués de tout pouvoir sur qui ne leur accorde aucune importance, ils ne font que glisser sur lui sans l’atteindre. Entre ciel et terre / Jón Kalman Stefánson

Rencontrer un homme vraiment homme est toujours une joie ; travailler avec lui, dans une parfaite communauté d’intentions, et sentir cette collaboration s’épanouir, peu à peu, en une solide amitié, l’action ne connaît guère de récompenses plus que celles-là précieuses.

L’étrange défaite / Marc Bloch

Vie, qu’es-tu donc ? Peut-être la réponse se love-t-elle au creux de la question, de l’étonnement qu’elle recèle. Entre ciel et terre / Jón Kalman Stefánson  

Il n’y a jamais de poisson aux repas, disent les noyés qui, toujours aussi optimistes, s’occupent en regardant la quille des bateaux, s’étonnent du nouveau matériel de pêche, maudissent les saloperies que l’homme laisse dans son sillage, mais parfois aussi, pleurent à cause de la vie qui leur manque, pleurent comme pleurent les noyés et […]

L’homme moderne a peur du silence car, confusément, il pressent que le silence est une terre d’appel, de confrontation avec l’essentiel, avec ce qui fait – ou devrait faire – notre vocation d’homme. Il faut plonger dans le silence comme on s’aventure dans le désert. Théodore Monod

Bárður sortait toujours à huit heures pour regarder la lune au moment où sa bien-aimée, debout devant la ferme, faisait de même, il y avait entre eux des montagnes et des immensités, mais leurs yeux se rencontraient sur l’astre nocturne, exactement comme ceux des amants le font depuis le début des temps, voilà pourquoi la […]

« Un jour que [le philosophe] cherchait le sens de notre existence Contemplant la vache il eut une fulgurance, Elle avait la queue en point d’interrogation. Lorsqu’il fut reçu à l’académie française, Dans son discours il dit qu’il lui devait sa thèse ; Il n’y a de vérité que dans la question. » Mirabelle et le philosophe […]