22 mai 2016

Reflet verbal

Pour un homme aussi naturellement secret que moi, répandre ses viscères sur du papier, c’est bien rebutant au début, mais ma main m’entraîne, et il me semble qu’ayant commencé à me raconter, je ne pourrai plus m’arrêter avant d’être arrivé au bout de mon rouleau. Peut-être aussi les événements de ma vie ne peuvent-ils plus se succéder désormais sans ce reflet verbal qu’on appelle un journal ?

Le Roi des aulnes / Michel Tournier

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s

À propos de Florence

Un rien m'amène, un rien m'anime. Un rien me mine, un rien m'emmène.

Derniers Articles par Florence

CATÉGORIE

Ecriture et verbe

Mots-clés

,