24 août 2016

Gène de la goinfrerie

Dans les savanes et les forêts [que nos ancêtres fourrageurs] habitaient, les douceurs étaient fort rares et la nourriture en général demeurait insuffisante. Il y a 30 000 ans, un fourrageur typique n’avait accès qu’à un seul type de produit sucré : le fruit mûr. Si une femme de l’Âge de pierre tombait sur un figuier, le mieux qu’elle pût faire était d’en manger le plus possible sur-le-champ avant que la bande de babouins du coin ne dépouille l’arbre entièrement. L’instinct qui nous pousse à engloutir des aliments très caloriques est profondément inscrit dans nos gènes. Nous pouvons bien habiter aujourd’hui de grands immeubles équipés de réfrigérateurs pleins à craquer, notre ADN croit encore que nous sommes dans la savane. […]

Cette théorie du gène de la goinfrerie est largement acceptée.

Sapiens, une brève histoire de l’humanité / Yuval Noah Harari

 

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À propos de Florence

Un rien m'amène, un rien m'anime. Un rien me mine, un rien m'emmène.

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