Le génie a besoin de temps pour devenir ce qu’il est, comme une plante trop vaste pour le regard de l’homme. Non seulement il peut, à l’origine, échapper complètement à la vue ; mais encore sa représentation en tant que phénomène génial peut demeurer longtemps faussée, à côté de sa réalité véritable ; cette réalité géniale peut n’apparaître que petit à petit à raison des proportions qui changent, elle peut exiger pour apparaître un long dépouillement de valeurs faussement reconnues comme les siennes… elle peut, elle doit s’éclairer de toute l’expérience de l’homme survenue postérieurement.

Le Don Juan de Mozart / Pierre Jean Jouve

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Un rien m'amène, un rien m'anime. Un rien me mine, un rien m'emmène.

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