3 janvier 2017

Famille

S’il est bien quelque chose de simple à définir, c’est la famille.

Il s’agit là d’un groupe d’individus plus ou moins grand : c’est-à-dire des gens grands qui constituent des groupes parfois grands, parfois petits, ou des gens petits qui constituent des groupes parfois petits , parfois grands.

Ce n’est donc pas bien compliqué à comprendre.

Selon les personnes composant la famille, on lui attribuera différents qualificatifs : « nucléaire » si les enfants vivent avec deux parents bio / « recomposée » si les enfants vivent avec un parent bio et un autre beau / ou encore « monoparentale » si l’enfant vit avec un seul de ses parent, qu’il soit bio ou non d’ailleurs. Sachant bien sûr que les beaux tout comme les bio peuvent être beaux, ou pas beaux, mais c’est un autre sujet.

Tout cela n’est en tous les cas, pas bien compliqué non plus.

On dira ensuite de la famille qu’elle est « élargie » si on y inclut l’éventuelle collection de cousins germains, toute la déclinaison des beaux (de la belle-mère ostrogothe en passant par la bru) ; et toute la pyramide des âges (du petit dernier à l’arrière groβmutter).

Ce n’est, là encore, pas compliqué du tout.

On dira enfin de la famille qu’elle est « extra-élargie » si on compte aussi l’arrière-tante du demi-frère utérin et le bisaïeul par seconde alliance.

A ce degré d’extension familiale, une légère difficulté à identifier qui-est-qui-par-rapport-à-qui pourrait naître, s’agissant notamment des cousins « issus ou remués du germain, et des tontons à la mode de Bretagne.

Le schéma ci-dessus nous sauve cependant de la difficulté :

Nous y voyons en effet très clairement que tonton Gilbert est l’oncle à la mode de Bretagne de Félix, lui-même étant mutuellement le neveu ayant le germain dudit tonton, ou que Martin, petit neveu de Jules, est le cousin remué de germain de Félix.

On relèvera également que, dans un souci constant de simplification, l’existence du lien de parenté « à la mode de Bourgogne » peut se substituer au lien « à la mode de Bretagne ». Sans doute a-t-il été inventé en pensant aux tontons Gilbert vivant en Bretagne. L’oncle à la mode de Bretagne de Bourgogne est sans conteste une dénomination beaucoup plus claire que l’oncle à la mode de Bretagne de Bretagne.

Et vice-versa.

Pour que les choses restent simples, il convient bien sûr de ne pas appeler ses enfants Germain, surtout pour une même génération de cousins. Encore que dans « Germain, cousin issu d’issu germain de Germain », la majuscule nous permet d’identifier très rapidement lesquels sont les prénoms, lesquels sont les liens.

Un conseil enfin, malgré l’océan de clarté dans lequel nous baignons : ne pas se risquer à mêler les liens de parenté aux figures de style à la mode.

Pour dire par exemple que Martin, le cousin issu de germain de Félix a attrapé le bourdon, évitez l’anastrophe, qui consiste à inverser l’ordre habituel des mots, ou, pire encore, le pléonasme, qui consiste à répéter la même chose.

Martin, le cousin germain issu du bourdon a attrapé Félix ou Martin, le cousin issu de germain remué de germain de Félix seraient propres à semer la confusion…

là où tout était pourtant très simple !

Sources illustration : http://www.sourdaine.org/

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