Pitié pour ceux qui ont peur de tenir la plume, parce qu’ils pensent que quelqu’un a déjà fait mieux et ne se sentent pas dignes d’entrer dans le séjour prodigieux de l’art. Mais pitié plus encore pour ceux qui ont pris la plume, le pinceau, l’instrument, l’outil et ont transformé l’inspiration en un sentiment mesquin et se croient meilleurs que les autres. […]

Pitié pour ceux qui ne voient personne au-delà d’eux-mêmes, pour qui les autres sont un spectacle vague et lointain quand ils passent dans la rue en limousine et qui, retranchés dans des bureaux climatisés au dernier étage, souffrent en silence de la solitude du pouvoir. Mais pitié pour ceux qui, la main toujours ouverte, sont charitables et veulent vaincre le mal par le seul amour, parce que ceux-là ignorent ta loi qui dit : « Celui qui n’a pas d’épée, qu’il vende son manteau et en achète une.

Le Pèlerin de Compostelle / Paulo Coelho

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À propos de Florence

Un rien m'amène, un rien m'anime. Un rien me mine, un rien m'emmène.

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