C’est à l’époque des lumières que la vision de la folie change radicalement. D’abord avec Joseph Daquin, puis avec Philippe Pinel, le père de la psychiatrie. La légende attribue à ce dernier le fameux geste d’abolition des chaînes qui ligotaient les insensés, comme on les appelait. Avec Pinel, on ne parle plus de folie mais de maladie mentale. La folie se médicalise.

Or, ce changement de conception (la folie est une maladie) et la modification des pratiques thérapeutiques (on n’est plus obligé d’enfermer tous les fous) ont des conséquences importantes sur la distinction fou/pas fou. A partir du moment où les aliénés ne sont plus tous derrière les murs d’un asile, la frontière entre folie et normalité devient plus floue – et de l’autre les sains d’esprit – ceux qui se promènent librement dans la rue.

Ces fous qui nous gouvernent / Pascal de Sutter

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