19 février 2017

Humanité abstraite

Je faisais vivre des centaines de familles démunies, mais j’allais toujours d’abord voir si mes pauvres avaient des têtes qui me revenaient : je ne voulais rien faire pour l’autre, cette humanité abstraite et anonyme, sans visage et sans chaleur, qui rôdait autour des hommes de bonne volonté et les dévorait pour tenter en vain de nourrir son besoin d’absolu. On dit qu’il est des femmes insatiables qui finissent par dévorer, à force d’amour, les hommes qu’elles convoitent ; si cela est vrai, l’humanité mérite vraiment son féminin.

Lady L. / Romain Gary

Des idées dans le même genre par ici : Aimer près plutôt qu’aimer loin / Bonté privée

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

À propos de Florence

Un rien m'amène, un rien m'anime. Un rien me mine, un rien m'emmène.

Derniers Articles par Florence

CATÉGORIE

Rester sage

Mots-clefs

,