19 mars 2017

Valeur du livre

L’imprimerie a beau en avoir fait un produit de consommation, chaque livre est encore l’objet d’une forme de respect que ne connaissent ni le journal, qu’on jette après l’avoir lu, ni un film, qui n’est que le support d’une projection, ni la disquette qu’on efface et qui disparaîtra, sans doute, avant le livre.

En instituant le dépôt légal de tous les ouvrages imprimés dans son royaume, François Ier, en 1537, affirmait la valeur irremplaçable d’au moins un exemplaire de chaque livre et je suis persuadé qu’il y a dans cette mesure, au-delà des soucis de surveillance et de connaissance, une part de croyance presque superstitieuse dans la valeur surnaturelle du livre. D’ailleurs, chaque réforme du dépôt légal entraîne des débats passionnés […].

Chacun le voit bien chez soi : on a du mal à jeter un livre à la poubelle. Cela ne se fait pas.

La sagesse du bibliothécaire / Michel Melot

 

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À propos de Florence

Un rien m'amène, un rien m'anime. Un rien me mine, un rien m'emmène.

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