10 juillet 2017

Résistance

Je m’installe seul, dans un café ; […] l’autre est absent ; je le convoque en moi-même pour qu’il me retienne au bord de cette complaisance mondaine, qui me guette. J’en appelle à sa vérité (la vérité dont il me donne la sensation) contre l’hystérie de séduction où je me sens glisser. […] J’invoque sa protection, son retour : que l’autre apparaisse, qu’il me retire, telle une mère qui vient chercher son enfant, de la brillance mondaine, de l’infatuation sociale, qu’il me rende l’intimité religieuse, la gravité du monde amoureux.

Fragments d’un discours amoureux / Roland Barthes

Joindre la conversation 1 commentaire

  1. Imparable précision de Barthes 🙂

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À propos de Florence

Un rien m'amène, un rien m'anime. Un rien me mine, un rien m'emmène.

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