Dans le conte Barbe-Bleue, la jeune épouse (après avoir ouvert la porte qu’elle ne devait pas ouvrir) contemple le sang sur la clef. Un gémissement lui monte aux lèvres : « Je dois faire disparaître ce sang, sinon il saura !

[C’est] la persistance du sang sur cette clef qui conduit la psyché à s’accrocher à ce qu’elle a vu, au sens positif du terme. Il s’établit dans notre existence une censure de tous les événements négatifs et douloureux. Le moi censeur doit sans aucun doute vouloir oublier qu’il a vu cette pièce et les cadavres qu’elle contient. C’est pourquoi l’épouse de Barbe-Bleue entreprend de récurer la clef avec du tissu de crin. Elle essaie de soigner les lacérations et les blessures profondes par tous les moyens, tous les remèdes de bonne femme qu’elle connaît : les toiles d’araignée, les cendres, le feu…

[Mais ] la femme auparavant naïve doit affronter ce qui s’est passé.

Femmes qui courent avec les loups / Clarissa Pinkola Estés

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