Je m’installe seul, dans un café ; […] l’autre est absent ; je le convoque en moi-même pour qu’il me retienne au bord de cette complaisance mondaine, qui me guette. J’en appelle à sa vérité (la vérité dont il me donne la sensation) contre l’hystérie de séduction où je me sens glisser. […] J’invoque sa […]

Le sujet amoureux voit tous ceux qui l’entourent « casés », chacun lui paraissant pourvu d’un petit système pratique et affectif de liaisons contractuelles, dont il se sent exclu ; il en éprouve un sentiment ambigu d’envie et de dérision. De quoi, en les voyant, suis-je exclu ? Ce ne peut être d’un « rêve », d’une « idylle », d’une […]

Le sujet amoureux, au gré de telle ou telle contingence, se sent emporté par la peur d’un danger, d’une blessure, d’un abandon, d’un revirement – sentiment qu’il exprime sous le nom d’angoisse. Ce soir je suis revenu seul à l’hôtel ; l’autre a décidé de rentrer plus tard dans la nuit. Les angoisses sont déjà […]

En comptant les heures supplémentaires, la nounou et toi vous gagnerez à peu près la même chose. Mais enfin, si tu penses que ça peut t’épanouir… Chanson Douce / Leïla Slimani

Sauf respect, tu ressembles à ces cornichons de jeunes maris qui se flattent « d’étudier leur femme » alors qu’elle a pris leur mesure, en long et en large, du premier coup. Journal d’un curé de campagne / Georges Bernanos

En grec, il existe trois mots pour désigner l’amour, a-t-il commencé. Aujourd’hui tu assistes à une manifestation d’Eros, ce sentiment entre deux personnes. […] Philos est l’amour sous la forme de l’amitié. […] Lorsque la flamme d’Eros ne parvient plus à briller, c’est Philos qui maintient les couples unis. […] Nous sommes tous à la […]

Pierre-Henri, Tu ne me comprends plus, tu ne me surprends plus et, en prime, tu ne me prends plus. Ou alors très mal. Bref, tu ne m’y reprendras plus. Adieu. Sven Ortoli / Carnet d’excuses, mille et une manières de se défiler