Si vous pouviez porter vos regards sur l’être le plus endurci, le plus cruel, le plus impitoyable pendant son sommeil et au moment où il s’éveille, vous verriez en lui, durant quelques instants, l’innocence même de l’enfance. Dans notre sommeil, nous revenons à l’état de douceur pure. Nous sommes refaits à neuf, reconstitués, dans la […]

Peut-être est-ce une disposition propre au type amoureux, que de se laisser aller à pleurer ? Soumis à l’Imaginaire, il se moque bien de la censure qui retient aujourd’hui l’adulte loin des larmes et par laquelle l’homme entend protester de sa virilité. En libérant ses larmes sans contrainte, il suit les ordres du corps amoureux, […]

Observez d’abord la respiration, dont vous devenez le témoin passif. Dirigez votre attention vers l’acte respiratoire, sans l’influencer. C’est plus difficile qu’il n’y paraît car le fait même de prendre conscience des mouvements respiratoires nous incite à les modifier. J’apprends le yoga / André Van Lysebeth Une idée du même genre ici : Observation salutaire

« Que se passe-t-il pendant la grossesse ? A mesure que l’utérus prend du volume, il envahit la cavité abdominale et, durant les derniers mois de la grossesse, la femme ne peut pratiquement plus respirer du diaphragme, celui-ci ne pouvant plus s’abaisser à cause de la présence de l’enfant et du placenta. Dès lors, la femme a recours à une respiration de secours prévue pour ce cas précis : la respiration claviculaire. […]

Le bébé de sexe féminin, d’instinct, s’entraîne dès le berceau à ce type de respiration. »

J’apprends le yoga / André Van Lysebeth

Avant votre naissance, maman respirait pour vous. Mais, dès votre venue au monde, lorsque la teneur en CO2 de votre sang augmenta, le centre respiratoire déclencha votre première et profonde inspiration. Dans la cage thoracique, les poumons se déplissèrent : vous veniez de poser votre premier acte autonome. Depuis lors, flux et reflux du souffle […]

Étienne, le plus sérieusement du monde, comme s’il venait de lire cette information dans le manuel de médecine qu’il tient ouvert sur ses genoux, demande aux trois autres passagers de notre compartiment – deux hommes, une femme – s’ils savaient que les nerfs et les artères dont dépend notre appareil génital portent les noms de […]

« Ses lèvres fines et délicates ne ressemblaient pas encore à des bestioles desséchées prises dans la toile d’araignée des rides […]. »

Lady L. / Romain Gary